Publié le 18 avril 2024

Voir des poissons dans le lagon réunionnais est facile, mais les comprendre transforme l’expérience. La clé n’est pas de chercher des espèces, mais de décrypter leurs comportements.

  • L’agressivité d’un poisson comme le baliste Picasso est un langage : il protège son territoire, pas une attaque gratuite.
  • Repérer les animaux les plus discrets, comme la pieuvre, demande de chercher des indices (son « jardin ») plutôt que l’animal lui-même.

Recommandation : Avant votre prochaine sortie, choisissez une espèce et concentrez-vous sur la compréhension de son habitat et de ses habitudes. Votre observation deviendra une véritable exploration.

Plonger pour la première fois un masque et un tuba dans les eaux cristallines du lagon de La Réunion est une expérience inoubliable. Un monde de couleurs et de vie s’anime soudainement sous vos yeux. Très vite, l’émerveillement initial laisse place à la curiosité : ce poisson bleu électrique, qui est-il ? Et celui, rayé comme un pyjama, que fait-il ? La plupart des guides se contentent de lister les espèces les plus communes : poisson-papillon, chirurgien, demoiselle… C’est un bon début, mais c’est un peu comme visiter un musée en ne lisant que les titres des tableaux, sans jamais s’arrêter pour en admirer les détails.

L’approche classique du snorkeling se concentre sur l’identification, une sorte de « checklist » visuelle. Mais si la véritable magie résidait ailleurs ? Si, au lieu de simplement nommer les poissons, vous appreniez à décrypter leur langage, à comprendre leurs stratégies de chasse, leurs rituels de défense ou leurs interactions sociales ? L’observation passive se transforme alors en une exploration active, une enquête fascinante où chaque mouvement, chaque couleur, chaque cachette raconte une histoire. C’est cette perspective que nous vous proposons d’adopter. Vous ne regarderez plus seulement des poissons, vous lirez le grand livre vivant du lagon.

Cet article est conçu pour vous faire passer du statut de spectateur à celui d’observateur avisé. Nous allons d’abord décrypter les comportements de quelques espèces emblématiques pour savoir où et comment les trouver. Ensuite, nous aborderons les bonnes pratiques pour immortaliser ces moments et protéger cet écosystème fragile. Enfin, nous vous guiderons dans le choix crucial de votre matériel pour que rien ne vienne gâcher le spectacle.

Pourquoi le baliste Picasso peut devenir agressif si vous approchez son nid ?

Le baliste Picasso (Rhinecanthus aculeatus), avec ses motifs géométriques et ses couleurs vives, est une véritable star du lagon. On le croise souvent fouillant le sable avec son museau puissant à la recherche de petits crustacés. Pourtant, cette beauté graphique a une réputation : il peut se montrer particulièrement véhément. Comprendre la raison de ce comportement est la première étape pour l’apprécier sans crainte. Son agressivité n’est pas aléatoire ; elle est presque toujours liée à la défense de son nid, surtout durant l’été austral (de novembre à février).

Le baliste est un parent dévoué. La femelle creuse un cratère dans le sable pour y déposer ses œufs, puis le mâle monte la garde. Son territoire de défense n’est pas un cercle plat, mais un cône inversé qui s’élargit en montant vers la surface. C’est pourquoi s’éloigner en nageant vers le haut est une erreur ; le baliste vous percevra comme une menace persistante et continuera ses charges d’intimidation. Il ne cherche pas à mordre pour blesser, mais à repousser l’intrus. Apprendre à reconnaître les signes avant-coureurs et à réagir correctement transforme une rencontre potentiellement stressante en une observation respectueuse d’un comportement parental fascinant.

Votre plan d’action : Observer le baliste en toute sérénité

  1. Observer le fond sableux : cherchez activement les cratères circulaires de 30 à 50 cm de diamètre, qui signalent un nid potentiel.
  2. Identifier la période à risque : redoublez de vigilance entre novembre et février, qui correspond à la saison de reproduction dans l’hémisphère sud.
  3. Reconnaître les signes d’alerte : avant toute charge, le baliste se positionne face à vous et peut dresser sa première épine dorsale. C’est un avertissement clair.
  4. Adopter la bonne trajectoire de fuite : si un baliste vous charge, ne palmez pas vers la surface. Éloignez-vous calmement et horizontalement, en sortant du cône de défense.
  5. Maintenir une distance de sécurité : une fois un nid repéré, gardez une distance d’au moins deux à trois mètres pour ne pas être perçu comme une menace.

Comment repérer une pieuvre ou un poisson-flûte grâce à leurs mouvements ?

Au-delà des poissons aux couleurs éclatantes, le lagon abrite des maîtres du camouflage dont l’observation relève plus de l’enquête que de la chance. La pieuvre (ou « zourit » en créole) et le poisson-flûte sont deux exemples parfaits. Les chercher directement est souvent voué à l’échec. La clé est de chercher des anomalies : un mouvement qui ne devrait pas être là ou les traces de leur passage.

Le poisson-flûte, avec son corps long et fin, est un expert du mimétisme de mouvement. Il se colle à des poissons plus gros et inoffensifs, comme les poissons-perroquets, en utilisant leur ombre pour approcher ses proies sans être vu. Si vous voyez un poisson-perroquet avec une « ombre » étrange qui le suit à la trace, vous avez probablement trouvé un poisson-flûte en pleine chasse. Pour la pieuvre, l’astuce est encore plus subtile. C’est une virtuose du camouflage, capable de changer de couleur et de texture en une fraction de seconde. La chercher elle-même est un défi. Il faut plutôt chercher son repaire.

Poisson-flûte camouflé utilisant la technique de l'ombre contre un poisson-perroquet dans le lagon

L’astuce des plongeurs de Saint-Pierre : la technique du « jardin » à poulpe

Dans le lagon de Saint-Pierre, les observateurs expérimentés ne cherchent pas la pieuvre, mais son « jardin ». La pieuvre est une prédatrice qui ramène ses proies à son abri pour les consommer. Elle laisse les débris (coquillages vides, carapaces de crabes) juste à l’entrée de sa cachette. Repérer ces amas de coquilles au pied d’une crevasse rocheuse est le signe quasi certain qu’un « zourit » y a élu domicile. En observant patiemment la zone, vous aurez de grandes chances de voir un tentacule ou un œil apparaître.

Tortue ou Murène : de quel côté du lagon avez-vous le plus de chances de les voir ?

Croiser une tortue verte broutant paisiblement ou apercevoir la tête curieuse d’une murène sortant de sa cachette sont des moments forts du snorkeling à La Réunion. Cependant, ces rencontres ne doivent rien au hasard. Chaque espèce a un habitat de prédilection, et savoir où regarder augmente drastiquement vos chances. Il ne s’agit pas de « chance », mais de connaissance du milieu. La tortue verte et la murène sont un cas d’école : elles vivent dans le même lagon mais occupent des « quartiers » bien différents.

La tortue verte est principalement herbivore. Son Graal ? Les herbiers marins, ces prairies sous-marines où elle vient se nourrir. Les lagons de l’Ouest, comme ceux de l’Hermitage ou de La Saline, sont riches en ces herbiers, ce qui en fait leurs zones de prédilection. À l’inverse, la murène est une chasseuse qui a besoin d’anfractuosités pour se cacher et surprendre ses proies. Elle affectionne donc les zones plus rocheuses et les tombants coralliens que l’on trouve davantage dans les lagons de Saint-Leu ou de l’Étang-Salé. Comme le souligne une experte de l’Université de La Réunion, la localisation est dictée par le régime alimentaire. Katia Ballorain, dans sa thèse, explique :

Les tortues vertes se nourrissent principalement sur des herbiers de phanérogames marines et des algueraies en milieu côtier relativement peu profonds

– Katia Ballorain, Thèse sur l’écologie trophique de la tortue verte – Université de La Réunion

Le tableau suivant résume où concentrer vos recherches pour maximiser vos chances de rencontre, en fonction de ce que vous souhaitez observer.

Zones d’observation privilégiées des tortues et murènes dans les lagons réunionnais
Espèce Zone privilégiée Profondeur Meilleur moment Habitat spécifique
Tortue verte Hermitage et La Saline 0,5 à 2 m 1-2h avant/après marée haute Herbiers marins
Murène Saint-Leu et Étang-Salé 1 à 3 m Toute marée Failles rocheuses et corniches

L’erreur de vouloir nourrir les poissons qui perturbe tout l’écosystème

L’intention est souvent bonne : attirer les poissons pour mieux les voir, partager un moment. Pourtant, donner du pain ou tout autre aliment à la faune du lagon est l’une des pires choses à faire. Cette pratique, appelée « feeding », a des conséquences dévastatrices et en cascade sur l’ensemble de l’écosystème corallien. Comprendre ces impacts permet de réaliser pourquoi l’abstention n’est pas une simple recommandation, mais un acte de protection essentiel.

Le premier effet est comportemental. Les poissons, habitués à cette nourriture facile, modifient leur régime alimentaire. C’est particulièrement grave pour les poissons herbivores, comme les chirurgiens. Au lieu de brouter les algues qui poussent sur les coraux, ils attendent la manne des touristes. Privés de leurs prédateurs naturels, les algues prolifèrent et finissent par étouffer les coraux, entraînant leur blanchiment et leur mort. De plus, le feeding crée des concentrations anormales de poissons dans des zones restreintes, ce qui facilite la transmission de maladies et peut rendre les animaux agressifs et dépendants de l’homme.

Impact documenté du nourrissage à l’Hermitage

Une étude menée par la Réserve Marine de La Réunion a clairement établi une corrélation entre les zones de nourrissage intensif dans le lagon de l’Hermitage et une dégradation accélérée des coraux. Les poissons herbivores, devenus « accros » au pain, délaissaient leur rôle essentiel de « jardiniers » du récif. Cette pratique a non seulement modifié leur comportement naturel mais a aussi créé un déséquilibre écologique, favorisant les algues au détriment des coraux. L’interdiction stricte du nourrissage dans la Réserve vise à restaurer cet équilibre fragile.

La meilleure façon d’interagir est d’être un observateur discret. Si vous souhaitez agir positivement pour le lagon, voici des actions bien plus bénéfiques :

  • Utiliser exclusivement des crèmes solaires minérales « reef safe » sans oxybenzone ni octinoxate.
  • Respecter les zones sanctuaires délimitées par les balises jaunes de la Réserve Marine.
  • Photographier et signaler vos observations aux programmes de science participative locaux.
  • Éviter de marcher sur les coraux en utilisant les couloirs sableux pour accéder au lagon.
  • Ramasser systématiquement vos déchets, particulièrement les sacs plastiques que les tortues confondent avec des méduses.

Quels réglages GoPro utiliser pour rendre les couleurs réelles des poissons ?

Vous avez réussi à observer un magnifique poisson-chirurgien d’un bleu électrique intense. Vous sortez votre GoPro, filmez la scène, mais une fois sur votre écran, déception : le bleu est terne, tout semble verdâtre. C’est un problème classique en photographie sous-marine. L’eau agit comme un filtre qui absorbe les couleurs chaudes du spectre lumineux, à commencer par le rouge. Même dans moins d’un mètre d’eau, cet effet est déjà perceptible et appauvrit considérablement le rendu final.

Heureusement, avec quelques réglages simples sur votre caméra d’action et une bonne technique, il est possible de restaurer la magie des couleurs du lagon. L’objectif est double : compenser la perte de couleur directement à la prise de vue et se donner un maximum de flexibilité pour la retouche (la « post-production »). L’utilisation d’un filtre rouge ou magenta est souvent la solution la plus impactante. Contrairement à une idée reçue, il n’est pas réservé à la plongée profonde ; son effet est bénéfique dès les premiers 50 centimètres.

Plongeur équipé d'une caméra sous-marine avec filtre rouge filmant des poissons tropicaux

Pour des résultats optimaux, combinez l’utilisation d’un filtre avec les réglages internes de votre caméra. Voici une configuration de départ idéale pour filmer dans le lagon réunionnais :

  • Activez Protune pour accéder aux réglages manuels.
  • Réglez la Couleur sur « Plate » (ou « Flat »). L’image paraîtra délavée, mais elle conserve un maximum d’informations pour ajuster les couleurs plus tard.
  • Configurez l’ISO max entre 400 et 800 pour éviter le « bruit » numérique dans les zones d’ombre.
  • Sélectionnez la Netteté sur « Moyenne » pour un aspect naturel sans artefacts.
  • Filmez en 4K à 60fps. Cela vous permettra de créer des ralentis spectaculaires et fluides des mouvements rapides des poissons.
  • Adoptez la technique du « snorkeleur filmeur » : stabilisez-vous avec vos palmes, faites de courtes apnées pour éviter les bulles et bougez lentement pour ne pas effrayer la faune.

Pourquoi les masques intégraux fuient-ils systématiquement si vous avez une barbe ?

Le masque facial intégral, avec sa promesse d’une vision à 180° et d’une respiration naturelle par le nez et la bouche, séduit de nombreux débutants. Cependant, pour les porteurs de barbe, même de trois jours, l’expérience tourne souvent au cauchemar : de l’eau s’infiltre constamment, gâchant le plaisir. Le problème vient de la conception même du masque. Son efficacité repose sur un joint en silicone large qui doit épouser parfaitement et sans interruption tout le contour du visage.

La moindre moustache ou barbe, même courte, crée des milliers de micro-canaux entre la peau et le joint. L’étanchéité est alors rompue, et l’eau s’infiltre inévitablement. C’est un problème purement mécanique, et aucune marque, même haut de gamme, ne peut le résoudre complètement. Les professionnels et les passionnés de snorkeling à La Réunion qui portent la barbe ont depuis longtemps abandonné ce type de masque au profit du masque classique, qui ne pose sa jupe que sur la peau, en contournant la moustache.

L’astuce « système D » des moniteurs de plongée barbus

Confrontés à des touristes barbus déçus par leur masque intégral, les moniteurs de plongée de Saint-Pierre ont testé plusieurs solutions. La plus efficace, bien que temporaire, est l’application d’une couche généreuse de graisse de silicone (silicone grease, la même que pour l’entretien des joints de matériel de plongée) sur la moustache et la barbe, au niveau de la zone de contact avec le joint. Cette graisse vient combler les micro-canaux et restaure une partie de l’étanchéité. Une autre solution, plus radicale, adoptée par certains habitués, consiste à raser uniquement la lèvre supérieure pour permettre une étanchéité parfaite d’un masque classique, tout en gardant le reste de la barbe.

À quel moment de la journée les Phaétons rentrent-ils au nid dans les falaises du littoral ?

L’exploration du lagon ne se limite pas à ce qui se passe sous la surface. Levez les yeux vers les falaises qui bordent le littoral et vous assisterez à un autre spectacle : le ballet aérien du Paille-en-queue (Phaethon lepturus). Cet oiseau marin emblématique de La Réunion, avec son plumage blanc immaculé et ses deux longues plumes caudales, niche dans les anfractuosités des parois rocheuses. L’observer est relativement facile si l’on connaît ses habitudes.

Les phaétons passent la journée à pêcher au large et ne reviennent à terre que pour nourrir leur poussin ou retrouver leur partenaire. Le meilleur moment pour les voir est donc en fin de journée, lorsqu’ils rentrent au nid. Le spectacle de ces oiseaux planant gracieusement avant de se laisser tomber vers leur cavité dans la falaise est un moment magique, particulièrement au coucher du soleil. De plus, pour les pêcheurs, leur présence au large n’est pas anodine. Comme le rapportent les savoirs traditionnels des pêcheurs réunionnais, les plongeons des phaétons sont un excellent indicateur visuel pour repérer les chasses de prédateurs comme les thons ou les carangues, créant un pont entre le monde aérien et le monde sous-marin.

Pour mettre toutes les chances de votre côté, voici les meilleurs sites et horaires d’observation, qui correspondent au retour des oiseaux vers leurs nids.

Meilleurs spots et horaires d’observation des Phaétons à La Réunion
Site d’observation Commune Horaire optimal Conditions idéales
Cap La Houssaye Saint-Paul 16h-18h30 Temps clair, vent modéré
Plage de Grande Anse Petite-Île 16h30-coucher du soleil Mer calme
Marine de Vincendo Saint-Joseph 17h-19h Ciel dégagé

À retenir

  • Comprendre le comportement : L’agressivité du baliste ou le camouflage de la pieuvre ne sont pas aléatoires ; ce sont des stratégies de survie et de reproduction.
  • Penser « habitat » avant « spot » : Les tortues se trouvent dans les herbiers, les murènes dans les roches. La connaissance de l’habitat prime sur la localisation géographique.
  • L’impact de l’observateur est réel : Le choix d’un masque adapté, d’une crème solaire non-polluante et le refus de nourrir les animaux sont des actes de protection directs.

Masque facial intégral ou masque classique : lequel choisir pour le lagon réunionnais ?

C’est la question que se posent tous les débutants. Le masque intégral semble plus simple, plus rassurant. Le masque classique, avec son tuba séparé, semble plus « technique ». Pour faire le bon choix, il faut dépasser l’aspect marketing et se concentrer sur l’usage réel dans le contexte du lagon réunionnais. Bien que peu profonds, avec une profondeur moyenne de 1 à 2 mètres, les lagons offrent la possibilité de faire de petites apnées pour observer de plus près une crevasse ou un corail.

C’est là que la différence fondamentale apparaît. Avec un masque intégral, il est impossible d’équilibrer la pression dans les oreilles (la fameuse manœuvre de Valsalva, qui consiste à se pincer le nez et à souffler doucement). Descendre à plus d’un mètre devient donc très inconfortable, voire douloureux. Le masque classique, lui, laisse le nez accessible et permet cette manœuvre essentielle, ouvrant la porte à une exploration en trois dimensions. De plus, les modèles intégraux bas de gamme peuvent présenter un risque d’accumulation de CO2, un danger non négligeable. Ce n’est pas un hasard si aucun professionnel ou plongeur régulier à La Réunion n’utilise de masque intégral.

Le choix dépend donc de votre ambition. Pour rester exclusivement en surface pendant de courtes durées, le masque intégral peut convenir. Mais pour quiconque souhaite explorer librement et en sécurité, même à faible profondeur, le masque classique reste le choix incontournable.

Comparaison masque intégral vs classique pour le lagon de La Réunion
Critère Masque intégral Masque classique
Profondeur max Surface uniquement 2-3 mètres (apnée)
Équilibrage pression Impossible Possible (Valsalva)
Risque CO2 Présent sur modèles bas de gamme Inexistant
Utilisation pros locaux Jamais Systématique
Recommandation lagon Débutants anxieux (20 min max) Tous niveaux, exploration complète

Maintenant que vous avez toutes les clés pour lire le comportement de la faune et choisir le bon matériel, l’étape suivante est de mettre ces connaissances en pratique. Votre prochaine sortie en snorkeling ne sera plus une simple baignade, mais une véritable aventure naturaliste.

Rédigé par Océane Payet, Biologiste Marine et Monitrice de Plongée/Canyoning (BEES 2). Spécialiste des écosystèmes récifaux et de la sécurité aquatique à La Réunion.